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Promenades originales dans Ôsaka

Ôsaka est la deuxième ville du Japon et possède une identité bien à part qui la rend différente de Tôkyô. La plupart des visiteurs connaissent cependant mal la ville et mis à part le château d’Ôsaka peu savent que faire et que voir une fois arrivés sur place.

 

Quelles sont les visites les plus intéressantes à faire à Ôsaka ?

Quels circuits peuvent être facilement faits à pieds ?

Quels recoins originaux d’Ôsaka peut-on conseiller ?

 

Parcourir le château d’Ôsaka et ses alentours

Lieux à visiter en chemin :

  • Tekijuku
  • Osaka City Hall
  • Parc Nakanoshima
  • Osaka Castle Park
  • Château d’Ôsaka

 

Le château d’Ôsaka attire immédiatement les visiteurs, c’est le symbole de la ville et un point de repère facile mais en dehors du château la plupart des visiteurs ne voient rien d’autres à faire et beaucoup n’apprécient même par le château lui-même car il s’agit d’une reconstruction du début du XXe siècle en béton (et ascenseurs) malgré le fait que le musée du château renferme une très belle collection dont des paravents peints racontant la prise de la ville en 1615.

Pour une promenade de deux à trois heures en comptant les visites je vous conseille plutôt de commencer à partir de la station Yodoyabashi pour rendre à pieds par des petites rues intéressantes jusqu’au Tekijuku. C’est une petite maison ancienne comme il en existait beaucoup mais c’est aussi le lieu d’une des premières écoles fondées par des samurais au XIXe siècle pour apprendre les nouveautés de l’Occident. Elle fut fondée par Ogata Kôan en 1838 et beaucoup des hommes qui modernisèrent le Japon y étudièrent. La maison est restée telle quelle, une maison traditionnelle de samurai portant même des traces de coup de sabre donnés lors des entraînements des étudiants.

Depuis le Tekijuku le chemin est bref jusqu’à la mairie d’Ôsaka, pas le bâtiment actuel mais l’ancienne mairie du début du XXe siècle, un bâtiment de style européen très élégant avec ses briques rouges, on peut y entrer pour voir des photos de l’ancien Ôsaka mais aussi prendre un café. La mairie se trouve sur l’île de Nakanoshima et toute la pointe de l’île a été aménagé en promenade et en parc floral (3700 roses !). La vue y est belle, entourés par les buildings de l’Ôsaka contemporain. De Tekijuku à Nakanoshima vous aurez parcourus toutes les époques de l’histoire moderne d’Ôsaka.

Depuis Nakanoshima en passant par les ponts vous rejoindrez en 35 minutes les douves du château d’Ôsaka pour entrer par sa grande porte Otemon. De là vous traverserez le parc du château vers le donjon restauré lui-même. Malgré la déception de beaucoup je conseille tout de même de visiter le musée et de profiter de la vue sur la ville depuis le dernier étage du donjon. La visite du parc lui-même est agréable avec de nombreux arrêts sur les différents bâtiments survivants. Je conseille de ne prendre le même chemin au retour mais de traverser le parc après le donjon vers la station Ôsakajô car vous aurez ainsi de plus beaux paysages des douves et des murailles avec le donjon en toile de fond.

Pour ceux qui recherchent des vues spectaculaires vous pourrez aussi vous diriger vers les buildings Twin 21 de l’Ôsaka Business Park. Vous trouverez dans les étages supérieurs des restaurants avec une vue sans égals sur le château.

A recommander pour : ceux qui aiments l’histoire, qui recherchent les parcs et la verdure, qui veulent photographier des paysages urbains exceptionnels.

 

Le quartier hipster d’Ôsaka, Nakazaki-chô

Lieux à visiter en chemin :

  • HEP Five
  • Nakazakicho
  • Tenjinbashi-suji

Amanto café, Nakazakichô

Ce chemin est plus court que les autres promenades proposées et pourrait être facilement fait en 1h30 ou 2 heures selon les envies, le chemin parcouru à pieds sera aussi moins long. C’est une promenade où vous ne verrez pas de bâtiments historiques mais où vous vous immergerez dans les ruelles d’Ôsaka et ses avenues commerçantes pour vous rendre ce que l’on qualifie maintenant de quartier hipster d’Ôsaka.

En partant d’Umeda Station vous passerez par des quartiers aménagés par les grandes enseignes et les grands magasins. C’est une partie sans grande surprise mais vous pourriez apprécier le grand magasin HEP Five qui s’est doté d’une Grande-Roue rouge au sur son toit. C’est une solution originale pour avoir une vue du centre d’Ôsaka.

Depuis HEP Five le chemin est presque entièrement droit jusqu’à Nakazakichô mais vous pourriez avoir la curiosité de passer par Doyamachô, le principal quartier LGBT d’Ôsaka, qui s’anime réellement qu’à partir du début de soirée.

Nakazakichô a attiré l’attention ces dernières années pour le nombre de petits cafés organiques, restaurants bio, ateliers participatifs, boutiques pour chiner etc. qui se sont développer dans ses petites rues. Comme souvent la raison vient que Nakazakichô était un quartier populaire de petites ruelles et de petites maisons très bons marchés qui furent rachetées et retapées par de jeunes artistes. Le premier à s’être fait un nom est Amanto Jun dont l’Amanto Café est un point de repère avec sa façade de planches de bois. Tout le quartier est un paradis de promeneur avec des petites rues, des anciennes maisons restaurées de manière originale et de nombreux endroits où faire une pause. En faire la liste n’a pas vraiment de sens car dans ce cas les goûts de chacun prendront les commandes.

La triste vérité est que Nakazakichô est déjà en train d’être victime de son succès, les touristes coréens sont plus nombreux qu’avant et avec la réputation les prix de l’immobilier local grimpent, risquant d’expulser ce qui fait le charme du quartier. Il faudra en profiter tant que cela durera.

En sortant de Nakazakichô vous vous trouverez devant un shôtengai, une rue commerçante couverte, appelée Tengo Nakazaki. En la parcourant dans toute sa longueur vous arriverez à une avenu de l’autre côté de laquelle se trouve Tenjinbashi-suji, le plus long shôtengai d’Ôsaka avec 2 kilomètres. Vous arriverez à peu à mi-chemin de Tenjinbashi avec le choix d’aller dans une direction ou l’autre. Dans les deux vous arriverez dans l’endroit idéal pour faire du shopping et préparer ses petits achats. Personnellement je m’intéresse plus aux nombreuses échoppes vendant les spécialités locales comme les takoyaki, les boulettes de poulpe.

A recommander pour : pour ceux qui veulent se promener dans les quartiers populaires, ceux qui veulent chiner, ceux qui veulent découvrir des échoppes et cafés originaux, ceux qui veulent faire du shopping.

 

L’incontournable Dotombori

Lieux à visiter en chemin :

  • Le théâtre Shochizkuza
  • Le musée de l’Ukyoe Kamigata
  • Hozenjichô
  • Le marché couvert de Kuromon
  • Doguya-suji
  • Namba Parks
  • Den Den Town (pour rejoindre Shinsekai)

Trouver le quartier de Dotombori n’est pas difficile, il est indiqué dans tous les guides avec la célèbre publicité du coureur Glico. C’est l’endroit à choisir pour passer la soirée, se rendre un restaurant et voir la foule de la jeunesse d’Ôsaka se presser sur les berges du canal. Illuminé en soirée le paysage en vaut la peine, le canal, aligné sur le coucher de soleil vaut aussi le cliché.

Mais à part ça que peut-on faire pour aller plus loin ? C’est assez simple puisque dans le quartier même de Dotombori vous avez des adresses à ne pas manquer. A deux pas du pont Midosuji se trouve le théâtre Kabuki de Shochikuza, le parent du Kabuki-za de Tôkyô et du Minami-za de Kyôto. Vous pourrez y acheter des tickets à l’acte le jour même pour une voir une partie des (très longues) pièces jouées. Non loin de là se trouve le musée Kamigata des estampes (Ukyoe) qui est un musée privé dont les collections se concentrent surtout sur les estampes dans le style d’Ôsaka, différent d’Edo (où travaillaient des artistes comme Hokusai notamment). De là il ne faut que deux minutes à pieds pour rejoindre les ruelles serrées d’Hozenji. Ces dans ces ruelles que se trouvent de nombreux restaurants discrets accueillant des clients habitués préférant la discrétion. Le quartier gravite autour du petit temple de quartier Hozen-ji, géré par les habitants du quartier pour la bonne marche de leurs affaires. On y respire une atsmophère de petit quartier qui n’est pas sans rappeler la rue Ponto-chô de Kyôto.

Depuis Hozenji-chô vous pourrez continuer jusqu’au marché couvert de Kuromon. Il y a d’autres shôtengai éparpillés dans Ôsaka, la ville des marchands, mais Kuromon est spécialisé dans l’alimentaire à la manière di marché Nishiki de Kyôto. A la différence de Kyôto, Kuromon est plus longue, plus large et moins fréquentée par les touristes, ce qui fait que l’on peut s’y arrêter pour regarder ou goûter, chose qui n’est plus possible au marché Nishiki.

De là il les distances sont courtes pour se rendre jusqu’à Doguya-suji qui est, logiquement proche de Kuromon, le marché des ustensiles de cuisine. Cette rue couverte dispose de ce dont vous avez besoin si vous cherchez des couteaux japonais, de la vaisselle, des plats ou des vases, sans parler des baguettes et de tout ce qui peut avoir rapport avec les arts de la table. C’est aussi un marché directement voisin des ruelles d’Ura-Namba où se trouvent encore beaucoup de petits restaurants, bars et cafés plus confidentiels que ce que l’on trouve à Dotombori.

Je vous recommande de terminer en montant dans les derniers étages du grands magasin voisin Namba Parks, où se trouvent des jardins suspendus offrant la vue sur la ville. Namba Partks mérite de s’y promener, même sans idée de shopping, pour son architecture qui en fait un canyon artificiel, tout en courbes et en strates d’ocre. Il y a quelque chose d’organique dans l’architecture de Namba Parks qui le rend original.

Pour ceux qui en redemanderait il faudra probablement se rendre jusqu’à Den Den Town, la ville électrique, l’équivalent d’Akihabara à Ôsaka. Dans l’avenue Nipponbashi et ses ruelles adjacentes vous trouverez toutes les boutiques nécessaires pour acheter des figurines, mangas, jeux, collectors etc. dont vous avez envie. En poursuivant dans Nipponbashi vous finirez de toute manière à Shinsekai, ce qui peut être un point d’arrivée alternatif.

A recommander : pour ceux qui cherchent les endroits où sortir en soirée, ceux qui aiment les marchés, ceux qui ont des envies particulières (mangas ou ustensiles de cuisine), ceux qui aiment l’architecture contemporaine.

Promenade des temples entre Tennôji et Shinsekai

Lieux à visiter en chemin :

  • Les 7 rues traditionnelles de Tennôji (et leurs temples)
  • Le temple Shitennô-ji
  • Le temple Isshin-ji
  • Le quartier de Shinsekai (de préférence en fin de journée)

C’est une visite qui pourra vous prendre entre 2 heures et 4 heures selon le nombre d’arrêts que vous ferez. Le point central de la visite se situe au temple Shitennôji mais vous fera traverser aussi la Teramachi (ville des temples) du Sud d’Ôsaka. Ces temps situés sur des collines basses font partie des témoignages de l’ancienne ville d’Ôsaka, on y accède par plusieurs rues pavées en pentes qui conservent le charme des vieilles villes japonaises et n’est pas sans rappeler Kyôto. Autour de ce quartier comptant près de 200 temples se trouve le quartier de Tennôji, totalement modernisé et sans grand intérêt par lui-même.

Le long de votre promenade, depuis la station Tanimachi 9-chome, vous passerez par les rues les plus intéressantes :

  • Genshojizaka : proche du sanctuaire Ikukunitama vous trouverez les ruelles bordées de nombreux temples avec leurs cimetières de ville, une atmosphère calme qui semble être dehors de la ville. Je conseille un arrêt au temple Reienji pour sa belle porte à étage et son calme. Certains temples sont très curieux comme le Shinkoji construit au début du XXe siècle en s’inspirant du Taj Mahal !
  • Kuchinawazaka : les temples succèdent aux rues modernes mais dans cette rue vous trouverez facilement la pagode à deux étages de l’Aizendo qui est un des rares bâtiments à avoir survécu en parfait état aux bombes de la deuxième guerre mondiale.
  • Tenjinzaka : où se trouve le sanctuaire Yasui Jinja, lieu où le célèbre samurai Sanada Yukimura se fit harakiri (ou seppuku) en 1615 lors de la chute de la ville.

Il existe beaucoup d’autres temples dans ces rues en pentes mais je n’ai cité que ceux qui je pense être intéressants à voir.

Il ne vous restera plus qu’à traverser l’avenue Matsuyamachi pour arriver devant le temple Shitennôji, le plus ancien temple bouddhiste du Japon, fondé au VIIe siècle par le prince Shôtoku Taishi. Malgré ses nombreuses reconstructions il conserve l’aspect original du VIIe siècle avec son enceinte entourant la pagode et le hall lui-même. Le temple rappelle beaucoup les temples de Nara comme l’Hôryûji. Si vous y allez le 21 du mois vous y trouverez aussi un marché aux puces. Depuis le Shitennôji le chemin ne sera pas très long pour rejoindre le temple Isshinji qui est très particulier avec sa porte contemporaine voisine du temple traditionnel. Contrairement à beaucoup de temples c’est un véritable lieu de culte, très fréquenté et on ressent la piété des visiteurs.

Depuis le Shitennôji il ne vous restera qu’à parcourir en une dizaine de minutes le chemin restant vers le quartier de Shinsekai. C’est l’un des quartiers ultra connus d’Ôsaka autour de la tour Tsutenkaku. C’est un quartier de restaurants, surtout des restaurants populaires qui soigne son apparence un peu rétro dans le style de l’après-guerre. On y voit régulièrement la statue du porte-bonheur local, Billy-ken et n soirée le quartier est illuminé de toute part et la foule se presse pour la soirée.

A recommander pour : ceux qui recherchent les endroits originaux peu fréquentés par les touristes, qui aiment l’histoire, qui recherchent des petits restaurants locaux.

 

Une ballade archéologique à Sakai (sud d’Ôsaka)

Lieux à visiter en chemin :

  • Sanctuaire Sumiyoshi
  • Tombe de l’empereur Nintoku
  • Tombe de l’empereur Richu
  • Musée de la ville de Sakai (parc Daisen)

Ôsaka est surtout vue comme une ville moderne à visiter pour l’ambiance de ses rues et sa gastronomie, mais c’est aussi une ville qui a un patrimoine historique important mais peu connu des visiteurs étrangers. Si vous êtes passionnés par l’histoire japonaise vous devriez partir visiter Sakai, au Sud d’Ôsaka. Cette visite ne se fait pas entièrement à pieds mais elle mérite le déplacement.

En partant depuis Namba Station sur la ligne Nankai vous arriverez à Sumiyoshi Station à partir de laquelle vous pourrez vous rendre en 5 minutes à pieds vers le sanctuaire de Sumiyoshi Taisha. Ce sanctuaire n’est pas ordinaire, c’est l’un des plus anciens sanctuaires shintô du Japan, égal en prestige aux grands sanctuaires d’Ise et d’Izumo. Ce grand ensemble d’autels shitô est dédié aux divinités de la mer et protégeait les marins. L’endroit est important d’un point de vue touristique mais aussi très beau avec son architecture shintô unique et le pont en demi-Lune Sorihashi. Le meilleur moment pour le visiter est à la fin du mois de juillet pour son grand festival.

Depuis Sumiyoshi Taisha en prenant une autre ligne Nankai à Higashi Sumiyoshi Station, vous arriverez à la station Mozu immédiatement près des grandes tombes impériales. Les anciennes tombes impériales à Kofun sont nombreuses mais il y en a une grande concentration à Sakai et en quelques minutes en marchant vous arriverez à la plus grande de toutes, la tombe de l’empereur Nintoku (IVe siècle). Le grand tumulus de terre est couvert d’un forêt et en peut être visité mais reste impressionant. Depuis la tombe de Nintoku vous n’aurez qu’à traverser le parc Daisen pour visiter la tombe de l’empereur Richu, la 3e plus grande du pays. Le parc est lui-même agréable et vous y trouverez le musée de Sakai qui conserve des objets trouvés dans des tombes et des explications sur celles-ci. Plusieurs autres tombes sont situées non loin et vous aurez de quoi vous offrir une ballade archéologique.

A recommander pour : les passionnés d’histoire japonaise, ceux qui veulent se sortir des foules et prendre leur temps, ceux qui aiment découvrir des paysages inattendus.

 

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