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Nouveautés et endroits discrets d'Harajuku

Cela fait quelques années qu’Harajuku voit des travaux importants pour modifier son paysage, pas toujours le souhait des visiteurs et commerçants. Quel est le nouveau visage du quartier réputé branché de Tôkyô ? Au-delà de toutes ces transformations reste-t-il des endroits discrets à découvrir à Harajuku ?

 

Quel est le nouveau visage d’Harajuku ? Le quartier en sort-il amélioré ?

Que reste-t-il à découvrir à Harajuku ?

 

Harajuku fait peau neuve

Harajuku station

Le centre de toutes les attentions à Harajuku a été la nouvelle gare JR (ligne Yamanote). C’était bien plus qu’une gare puisque le bâtiment d’origine datait de 1923, la plus ancienne station de Tôkyô encore existante qui avait survécu à la guerre. L’édifice de style Taishô est désormais en cours de démontage (septembre 2020) et certains de ses éléments les plus reconnaissables seront réutilisés dans le magasin With Harajuku qui lui fait face.

Points positifs : Il y a désormais une sortie directe pour se rendre au Meiji Jingu, la gare est plus spacieuse et ses quais plus larges. Quoiqu’on en dise c’était nécessaire.

Points négatifs : Harajuku a perdu son symbole et une partie de son cachet, quelque chose de difficile à remplacer.

Ancienne et nouvelle gare de Harajuku vues depuis With Harajuku

 

With Harajuku

Le grand magasin qui recevra les éléments de la gare, With Harajuku, est déjà terminé et fonctionne. C’est un grand édifice d’architecte moderne avec des magasins (le seul ikéa du centre de Tôkyô) et des restaurants.

Points positifs : l’édifice a été aménagé pour avoir des terrasses dominant le paysage qui offrent de belles vues sur le sanctuaire Meiji mais aussi sur la rue Takeshita. On peut désormais traverser le magasin pour accéder à la rue Takeshita par un nouvel accès qui permettra de désengorger la rue.

Points négatifs : pour les visiteurs étrangers le magasin présente une architecture assez banale et internationale et participe à la disneylandisation du quartier. L’endroit peut manquer d’âme.

Vue de Harajuku vers Takeshita Street depuis la terrasse de With Harajuku.

 

Takeshita Street

Cela fait plusieurs années que la rue Takeshita est progressivement colonisée par les chaînes internationales à la mode et par de grands magasins. A côté de cela les anciennes boutiques alternatives font place à des copies formatées et à quelques spécialités : les magasins de crêpes et les bars à animaux pullulent alors qu’ils n’avaient à l’origine rien à voir avec le quartier.

Points positifs : en recherchant le bon côté des choses on comprend que la rue est devenue plus propre. On trouve encore des recoins discrets avec des boutiques indépendantes. Pour combien de temps ?

Points négatifs : la rue Takeshita a de moins en moins à voir avec sa réputation de lieu pour la jeunesse excentrique de Tôkyô. Ses micro-boutiques indépendants deviennent rares et il faudra vous attendre à quelque chose de très formaté.

Accès alternatif à Takeshita Street depuis With Harajuku

 

Les habits neufs du Meiji Jingu

Le quartier d’Harajuku n’est pas le seul à avoir connu des modifications. Le sanctuaire de l’empereur Meiji a lui aussi été restauré. Depuis quelques années, en prévision du centenaire du Meiji Jingu en 2020, les bâtiments ont été soigneusement restaurés. Il s’agissait surtout re redonner aux toitures leur couleur cuivre d’origine. En début d’année cette restauration s’est achevée et laisse voir le Meiji Jingu plus resplendissant que jamais.

Vue du Haiden du Meiji Jingu depuis son accès principal

En plus de cela de grands panneaux d’expositions ont été dressés pour fournir des explications détaillées et magnifiquement illustrées du règne de l’empereur Meiji et de la modernisation du Japon. Tous les visiteurs du sanctuaire, s’ils prennent la peine de s’arrêter pour lire ces panneaux, comprendront les détails ayant amené à la construction du Meiji Jingu.

En cheminant vers le sanctuaire depuis la grande porte torii vous pourrez aussi visiter le musée du Meiji Jingu, un bâtiment neuf qui réussit à se faire très discret dans la végétation du parc du sanctuaire. Il contient des cadeaux offerts à l’empereur Meiji de son vivant et au sanctuaire depuis son décès.

Points positifs : le sanctuaire est plus beau que jamais et sa visite prend une dimension plus profonde avec les efforts fournis pour en comprendre l’histoire. Le musée représente un geste architectural qui s’intègre très bien à son environnement, il a été réalisé sur les plans de Kengo Kuma qui a aussi réalisé le nouveau stade olympique.

Points négatifs : je n’en vois pas.

Pavillon du nouveau musée de Meiji Jingu

 

Un quartier rénové aussi central et recherché qu’Harajuku pourrait très bien avoir perdu tout capacité à surprendre. Reste-t-il à Harajuku des endroits méconnus pour s’immerger dans l’identité du quartier ?

 

Plonger dans Harajuku

  • Jardins du Meiji Jingu (Meiji Jingu Gaien)

Le sanctuaire est situé dans un vaste parc forestier artificiel mais il renferme aussi un jardin caché derrière les arbres. Il est généralement ignoré par les visiteurs et on y rencontre habituellement que des promeneurs qui prennent leur temps.

Le parc est agréable à visiter en toutes saisons, il est réputé pour ses azalées, ses iris en juin et ses érables pour l’automne. Le jardin est construit autour d’un étang près duquel vivent de nombreuses espèces d’oiseaux. On peut avoir un bon point depuis la maison de thé Kaku un-tei mais aussi depuis le pavillon en toit de chaume gazebo (pour la vue des iris). On y trouve aussi le puit de Kiyomasa, construit au XVIe siècle par le célèbre samurai Kato Kiyomasa. Il fait partie des plus beaux jardins de Tôkyô et on peut s’y promener en oubliant la ville, pourtant éloigné que de 300 mètres.

Tarif d’entrée : 500 JPY.

 

  • Le musée Nezu

Pour rester dans les jardins je vous recommande aussi le musée Nezu, qui se situe à l’extrémité de l’avenue Omotesando. Ce musée contient des collections privées d’art japonais et contemporain dans le cadre d’un édifice moderne très élégant avec ses bambous servant à en cacher les détails. Le jardin qui y est associé n’est pas ancien mais respecte au détail près tous les codes des jardins japonais traditionnels. On peut s’y arrêter pour goûter à un thé vert dans sa salle de thé. C’est pour moi un des plus beaux musées de Tôkyô, un musée qui ne vous prendra pas trop de temps, ce qui est toujours appréciable sur un emploi du temps serré.

Tarifs : 1100 JPY (hors expositions), fermé le lundi et les jours fériés.

 

  • Musée Ota

C’est autre musée d’Harajuku, il est un peu perdu dans les ruelles situées entre la rue Takeshita et l’avenue Omotesando mais il est très connu. C’est un musée d’estampes qui viennent là aussi d’une collection privée.

Le musée n’est pas très grand et est constitué d’une grande salle sur deux étages. Les œuvres exposées sont remplacées tous les mois sur un thème différent. On voit donc rarement la même exposition. Du fait de sa spécialité vous ne trouverez là-bas que des amoureux de l’ukyoe, les images du monde flottant.

Tarifs : variables en fonction de l’exposition en cours. Fermé le lundi et les jours fériés.

  • Au-delà de Takeshita Street

La rue Takeshita elle-même a tout de l’appât à touristes aujourd’hui, on y joue d’une image faussement excentrique mais cela ne veut pas dire que l’on n’y trouve plus rien d’intéressant. Plus que la rue Takeshita elle-même vous trouverez des rues parallèles (à droite en entrant dans la rue en partant de la station) qui seront plus intéressantes.

La carte postale de la rue Takeshita

Avant d’avoir sa réputation actuelle Harajuku avait une image de modernité chic, on retrouve cette image dans ces rues parallèles avec des antiquaires, des cafés, des restaurants et des maisons élégantes le long de ruelles ombragées. Il existe un dédale de ruelles entre la rue Takeshita et l’avenue Omotesando où on peut se promener en chinant.

Sur les ruelles à partant à gauche de Takeshita Street vous trouverez plutôt la partie résidentielle d’Harajuku, très chic avec des maisons et des appartements de grand standing parfois construits par des architectes renommés. On est bien loin de l’atmosphère bon marché de Takeshita.

Enfin, en sortant de la rue Takeshita vous vous trouverez en face de la rue Harajuku et des ruelles adjacentes. C’est là où vous trouverez le Harajuku chic avec des boutiques chics indépendantes, des enseignes à la mode et tout un univers de micro-modes qui surgissent et disparaissent de Tôkyô à un grand rythme. C’est plutôt de ce côté qu’il faudra rechercher les magasins intéressants.

Les formes des résidences de Harajuku sont intéressantes dans leur trés grande variété.

 

  • Oriental Bazar

Sur l’avenue Omotesando, peut-être l’avenue la plus chic de Tôkyô vous aurez un grand nombre de grandes enseignes internationales de luxe qui y ont fait bâtir un magasin dans une architecture moderne. Vous y trouverez aussi le temple de la mode chic de Tôkyô dans Omotesando Hills mais je préfère vous recommander l’Oriental Bazar. L’Oriental Bazar dénote dans le paysage avec sa devanture imitant l’architecture de temple tout en rouge et vert. C’est cependant le magasin entre tous pour acheter des antiquités ou des répliques de grande qualité. Si vous recherchez des objets ou des œuvres traditionnelles vous devrez aller là-bas. Le plus intéressant est que les tarifs n’y sont pas prohibitifs et vous y trouverez de quoi satisfaire toutes les bourses.

Oriental Bazar Harajuku

 

  • Cat Street

Cat Street est connue non pas pour ses chats mais pour être la promenade, le Harajuku caché, qu’il faut connaître. La rue continue jusqu’à Shibuya et constitue le meilleur chemin pour relier les deux quartiers.

On y trouve de nombreux magasins dans l’esprit d’Harajuku ainsi que des cafés et des restaurants à la mode. Il n’est pas rare d’y trouver des musiciens de rue et groupes qui peuvent y jouer sans être inquiétés.

C’est un très bon endroit pour marcher à son rythme en faisant de fréquents arrêts pour boire un café et se détendre.

Cat street est une des meilleures rues pour promener à son rythme dans le centre de Tôkyô.

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